la fontaine jazz  laboratoire de la création

  
 d



                                          
                                                     
         LE LABO EST UNE STRUCTURE D'ACCOMPAGNEMENT ET DE PROFESSIONNALISATION DE PROJETS ARTISTIQUES EN DÉVELOPPEMENT


Samedi 23 février à 20h45 et
Lundi 25 février à 18h.

Espace Pierre Cardin

1, av. Gabriel
Metro Franklin Roosevelt ou Champs-Elysées-Clémenceau.

Entrée libre 
Réservation : 01 47 01 15 71

____________________________________
ARCHIVES:

SI...
Texte et mise en scène Elsa Granat.
Avec Marie Combeau, Isabelle Duperray, Danièle Lopès, Claire Méchin, Rémi Pous, Vincent Tépernowski, Flavie Testud.
Scénographie et création lumière : Maud Trictin.
Du 20 au 24 Juillet 2005, 7ème édition du festival "Nous n'irons pas à Avignon", à Gare au Théâtre.

SALAT-AL-JANAZA
Écrit par Fabrice Melquiot, mise en scène d'Elsa Granat.
Avec Marie Combeau, Juliet Gavison, Elsa Granat, Laurent Grappe, François Luberne, Claire Méchin, Julie Ménard, Jean-Baptiste Marlot, Aurélia Pénafiel, Rémi Pous, Vincent Tépernowski, Flavie Testud.
Création lumière : Dominique Fortin
Du 22 Mars au 03 Avril 2004, Festival des Nouvelles Écritures à Alfortville. Théâtre-Studio d'Alfortville.


Jeune public:
C'EST ARRIVÉ À WAWAAWAAA
Spectacle pour parents avec enfants, création collective.
Avec Marie Combeau, Elsa Granat, Claire Méchin, Flavie Testud.
Avril 2007, Théâtre des Quarts d'Heures, Paris.
Novembre 2007, CA Montagallet.

ROUSTIPÈTE
Création collective.
Avec Marie Combeau, Elsa Granat, Claire Méchin, Flavie Testud.
Du 06 au 23 Décembre 2004, Petit studio d'Alfortville.
Avril à Juin 2006, Théâtre Darius Milhaud, Paris.
2006, Tournée dansnles écoles du Val de marne.


____________________________________






 



 

 

COMPAGNIE
L'ENVERS DES CORPS


L’Envers des Corps s’est créée en 2004, à l'issue d' une résidence effectuée au Théâtre-Studio d’Alfortville. L’équipe se compose d’acteurs venus du CNR de Marseille et d’acteurs associés au Théâtre Studio.
Nous nous sommes réunis sur une approche précise du théâtre contemporain, notamment de l'oeuvre d'Edward Bond. Certains ont participé au stage que l'auteur a dirigé à la Friche de la Belle de Mai en 2003 et d'autres ont joué, sous la direction de Christian Benedetti, plusieurs de ses pièces.

À partir de ce creuset commun, l’identité propre de la compagnie s’est fondée autour du projet d’écriture d’Elsa Granat. La compagnie a trouvé sa propre forme en interrogeant le fait d’être contemporain.
C'est un rapport qui se bricole. Le théâtre est envisagé comme un carrefour qui s'invente, ouvert aux aguets des influences de l'intertextualité, de l'actualité, de la peinture, du cinéma. Il est utulisé comme un prisme pouvant acceuillir toutes les formes de représentation utiles pour ce monde à décrire.

La question du lieu "Théâtre" est majeure dans une dramaturgie qui s'inscrit dans le temps de la société moderne.

Marc Augé qualifie ainsi le monde occidental contemporain voué à l'excès. Excès de temps, le rythme de l'histoire s'enchaîne au gré de ce qui fait l'actualité, une guerre en chasse une autre au gré de son kilomètrage affectif.
Excès d'espace, le monde se rétrécit et l'on vole de pays en pays, de lieu de travail en lieu de vie, toujours en transit.
Excès d'ego, l'individu se pense comme un monde en soi, le seul sur lequel il puisse avoir le loisir d'être actif.
Marc Augé appelle  "non-lieux"  ces espaces que la surmodernité a créé où le lien humain n'est pas de prime abord visible, comme un aéroport ou tout autre lieu qui n'a pas d'histoire.

Cette culture de l'excès engendre une prise en compte de la dimension du Vivant d'un nouveau genre.

Une confiance totale est faite à l'éphémère. Le texte ne suffira pas à laisser une trace de l'expérience et l'on pourrait dire que c'est ce qui est revendiqué. La représentation est au fondement de l'oeuvre et seule la pérennité du souvenir de chacun la fera passer à la postérité.
Cette conception,  proche  de la performance, n'évacue pas pour autantle désir de faire "oeuvre". L'oeuvre ne se construit plus d'une façon littéraire et autarcique, mais dans un chemin de vie partagé. Comme si la volonté de traiter de la perte identitaire de l'individu baladé dans un monde de "non-lieux", nécessitait de la part de l'équipe créative de se créer son lieu, défini par sa langue, sa position géographique, et de son histoire. Le collectif devient une valeur  ajoutée du spectacle vivant.
Le style de l'auteur porte ainsi une parole traversée du collectif et revient aux fondamentaux de la Fable, justement d'envergure collective.








____________________________________________________
"J'AI PLUS PIED"
CRÉATION 2008




Comme dans un rêve, les possibles se projettent et le rythme s’accélère sans qu’on sache véritablement si c’est nous qui avons pris les décisions ou si ce sont les décisions qui nous ont pris.

Les désirs d’être se frottent aux stéréotypes, aux mythologies familiales, au lieu et au temps qui font notre histoire.

Qu’est-ce-que c’est que devenir dans une société qui sectorise, classe, identifie les individus en fonction de la multitude de choix quotidiens qu’ils accomplissent ?


Les choix les plus anodins deviennent le centre des conversations, ce lien par lequel le social se ressasse.

Verre de vin-cigarette ou biberon-lingette ? frites-ketchup ou tofu-soupe allégée ?
L’aseptisation ambiante conduit à refouler au cœur de l’individu, la conduite à risque qui se transforme en sacro culpabilité, fleuron des sociétés occidentales.
Le risque est grand de s’exclure et le choix se retourne vers l’intime.

Le mélancolique est devenu dépressif, le fumeur est un despote, l’obèse est responsable, qui ne trie pas ses poubelles est irresponsable, et la révolution est sympathique quand elle sort d’une boîte à musique.

On regarde ces aspirations communes de haut, du regard doux de la maturité, comme quand un enfant prend la parole en plein repas et raconte une blague. On ne rira pas, parce que profondément c’est encore très éloigné de ce qu’humour veut dire, mais c’est touchant de l’accompagner dans ses tâtonnements avec un sourire compatissant. Faites sortir le Temps des cerises et l’Internationale d’un piano mécanique et vous verrez ces sourires pleins de sympathie pour un temps révolu. Aussi bien du côté de ceux qui l’ont faite que de ceux qui l’ont combattue.

Mais ce sont les veillards qui devraient être les plus virulents parce qu’ils savent. Les enfants s’indignent, ne supportent pas l’injustice mais ne maitrisent pas les causes.

Nos viellards, pleins d’escarres intérieures à l’âge de 25 ans, sont devenus des révolutionnaires dont le champ d’action se réduit à la couleur de leur salle à manger.
Le collectif pourtant n’est pas sans aspiration.
Mais tout s’est légèrement décalé.
On n’aspire plus au bonheur mais au bien être.
Les ambitions deviennent étriquées, à proportion de ce que les étaus quotidiens se resserrent.
__________________________________________________
Elsa Granat


"J'AI PLUS PIED"
FICHE TECHNIQUE

Texte et mise en scène - Elsa Granat

Distibution:
Marie Combeau, rôles de la soeur et la grand-mère
Claire Méchin, rôle principal, jeune fille devenant mère
Julien Naccache, rôles du petit ramoneur et de l'accoucheur
Rémi Pous, rôle du mari de l'ami
Flavie Testud, rôle de l'enfant
Vincent Tépernoswski, rôle du père de l'enfant
Sophie Troise, rôle de l'amie

Scénographie : Clémentine Carsberg

Costumes : Céline Frécon

Création lumières : Thomas Fernandez

Création son : Edo



 




 
    
 
   
 
    
 
        
 
    
 ____________________________________________________