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![]() ![]() Son atelier au labo
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PASCALE FORGET Diplômée des Beaux-Arts de Paris. Pascale Forget est peintre et sculpteuse sur coton. Artiste-squatteuse engagée, elle était à l'ouverture du squat de la rue de Rivoli, comme à l'ouverture du squat de La Tour. Après avoir travaillé sur les têtes des hommes, elle s'intéresse aujourd'hui aux corps des femmes, en peignant des pin-ups revisités. Elle utilise la technique du monotype: peinture à l'huile sur verre et impression sur papier. Professeur de dessin, elle anime aussi des cours collectifs à La Tour, les mercredis soirs et samedis matins. ![]() |
PASCALE FORGET, LE CORPS EN CHANTIER par Gaspard Delanöé
Qu’il soit grotesque ou réaliste, lourd ou en apesanteur, contextualisé ou générique,
C’est le corps, Le corps toujours recommencé qui se trouve au centre du travail de Pascale Forget. Souvent représenté en mouvement Parfois en chute libre Quelquefois encore flottant à la surface des choses Le corps constitue l’axe autour duquel la recherche plastique est orientée, Et ce depuis les premières années d’étude à l’Ecole des Beaux-Arts de Paris Et jusqu’à l’obtention du diplôme en 2001. Les personnages qui sont représentés sur les toiles, dessins, affiches ne sont jamais clairement identifiés : Il s’agit plutôt de types, ou de genres : la petite fille, le vieux monsieur, la dame Ou parfois une conversation, une parole échangée, des gens .
Autrement dit c’est plus l’être humain que tel ou tel
individu précis que tente de représenter l’artiste
dans chaque esquisse, dans chaque travail.
Travail infini et travail à remettre toujours sur
l’ouvrage puisque l’être humain est par nature
multiple, changeant, varié et sans cesse
métamorphosé.
La couleur joue un rôle déterminant dans le travail de Pascale Forget, D’une part parce qu’elle incarne l’infinie variété du monde et des êtres,
Mais aussi parce qu’elle offre de vifs contrastes dans les compositions
Et structure l’espace de la représentation dans lequel
l’artiste met en scène une palette infinie de
caractères.
Depuis plus de 10 ans, Pascale Forget a choisi de travailler au sein de collectifs d’artistes, d’une part afin de briser l’isolement historique du plasticien mais aussi afin de confronter sont travail à celui d’autres plasticiens venus de cultures et de contrées différentes. Cette pratique de l’art ouverte, non-hermétique, en quête d’équilibre dans l’altérité même, est sensible dans chaque dessin de l’artiste. Peinture matérialiste en ce sens qu’elle ne délivre pas de transcendance mais cherche inlassablement dans les états du corps un sens, une réponse, un monde. Travail en chantier, tourné vers le tangible Ne vivant pas, contrairement à la plupart d’entre nous, dans l’oubli de ses métamorphoses Mais les reconnaissant toutes, qu’elles soient modestes Ou renversantes. |