la fontaine jazz  laboratoire de la création

  
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LA FONTAINE
LE JAZZ QUI DONNAIT LA BANANE

La Fontaine est morte.

L'aventure est terminée.

La loi impose une mise aux normes acoustiques de 2006 de ce charmant bistrot construit en... 1926.

Nous devons remplacer les moulures de bois et les miroirs anciens par des matériaux composites en plastoc végétal transgénisé à la Division Chimie de Total.

Et quand bien même serions-nous scélérat du patrimoine parisien qu'est ce petit troquet: avec quel argent de tels travaux ?

En voulant offrir le jazz au plus grand nombre, aux plus jeunes, aux moins munis, l'économie de ce lieu était alternative et modeste.

Personne ne se faisait les couilles en or.
C'était un endroit équitable pour tous.

Nous resterons heureux que les musiciennes y aient imposé leur présence, aujourd'hui reconnue par tous comme une évidence, alors que, n'échappant à aucune règle, le jazz était machiste et excluant. Il l'est beaucoup moins.

À La Fontaine, des groupes sont nés et ont grandi, autour de Sophie Alour, du Monde de Kota, de Pierre de Bethmann, d'Anne Paceo, d'Alexandra Grimal, de Yaron Herman, de Géraldine Laurent, de Rémi Vignolo, de Rick Margitza... Qui d'autre encore? Nul besoin d'exhaustivité.

Nous aimons à penser que dans la musique de ces groupes, des accords naîtront, des regards s'échangeront, des mélodies s'envolleront, des complicités partageront des frissons, et qu'un peu de tout cela sera né et scellé à La Fontaine.

Merci, musiciens. Merci, gens.

Salut.


Julien


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FÉVRIER   MARS  AVRIL  MAI  JUIN

JUILLET    SEPT.  OCT.  NOV.  DÉC.
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NI FLEURS
NI COURONNES

EXTRAITS ÉPARS DE
LETTRES D'AMOUR


Pierre de Bethmann, pianiste
"Je suis fan du Labo. Je rentre de N.Y.: il faudrait 50 lieux comme La Fontaine partnerisés par le Labo à Paris. J'y goûtais tant de bonheur(s), et y mettais tant d'espoir(s)."

Olivier Bogé, saxophoniste
"A chaque fois qu'il se passe quelque chose de bien pour des gens qui ne sont pas connus, un endroit où des artistes peuvent enfin développer un projet, un vrai, pas juste un gig tous les six mois où on stresse à mort parce qu'on sait que du coup on a pas intérêt de se louper, à chaque fois on se fait couper les jambes."

Vincent Bessières, Jazzman
"La nouvelle laisse abasourdi. Il était donné aux musiciens la possibilité de tenter ce que, sinon, ils n'ont que leur local de répétition pour le faire (...) Une communauté de musiciens se retrouve orpheline.
Un nombre impressionnant de jeunes artistes y avaient émergé, en particulier les filles. La Fontaine est déjà dans l'histoire du jazz."

Manu Marchès, contrebassiste
"C'était le seul lieu qui offrait un terrain d'expérimentation, en permettant de penser l'enre- gistrement d'un disque comme une fin, et pas seulement un moyen (d'avoir des concerts)."

Marc Ducret:
"Décidément, ce pays encourage:
- la création sous toutes ses formes;
- la culture de proximité, l'échange, la convivialité,etc;
- les initiatives audacieuses;
- l'art pour tous;
- la culture à la portée de toutes les bourses...encore bravo."

Des gens, plein :
"Impossible!!! Je ne veux pas y croire... J'ai des sueurs froides en pensant qu'un tel endroit va fermer (encore et toujours) à cause de normes imposées à tous comme un broyage de nos consciences et nos spécificités." CD

"Nous sommes bouleversés, nous y avons passé des soirées extraordinaires." VM

"C'est très triste" JP

"Paris capitale de la médiocrité." DA

"J'en ai le souffle coupé, c'est horrible". PS

"Dernier vestige des bars jazz d' antan, intimiste, familial, joyeux. Quelle peine." MG

"J'arrête de réunir les fonds pour déménager dans votre rue! Merci pour les plus beaux concerts jamais vécus: ce lieu était précieux dans l'approche même du jazz que l'on pouvait ici partager dans le cheminement des projets. C'était un privilège et une joie." QD

"Je suis profondément désolé, limite déprimé, en apprenant cette nouvelle." OP

"Quelle énorme injustice que la fermeture de ce temple de la musique et des rencontres entre des musiciens et un public! Je suis révolté." CC

"Choqué et désolé. Votre travail autour de ce lieu a été exemplaire et a changé le visage du jazz sur Paris." ST
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